20/08/2008

Selbstgespräche

Bonjour! Contrairement aux apparences, ce blog n'est pas mort.

Pour reprendre en douceur, la bande-annonce d'un petit film de circonstance



Un call-center quelque part en Allemagne, des employés frustrés, un chef dépassé par des objectifs impossibles à atteindre et la menace d'une délocalisation.
Le film ne marquera certainement pas les esprits et n'échappe pas à quelques clichés, son originalité réside dans son sujet : centre d'appels, ton univers impitoyable...
Un regret : que le film choisisse de suivre les personnages plutôt que de rester enfermé dans cette salle aux murs gris.

Bientôt : des nouvelles de Berlin...

09/06/2008

Ma capitale des champs



Lübars est un vieux village du quartier de Reinickendorf, à l'Ouest de Berlin.
A Lübars, on se croirait un peu revenu au temps des dimanches en famille, de la promenade dans le petit village joli du coin, de l'envie de cueillir des épis de blés, de les jeter au dessus du pont et d'attendre de les voir passer portés par le courant.


A Lübars, on voit les HLM de la ville depuis les champs mais on n'entend que les chevaux qui font la renommée du village.


A Lübars, on est encore à Berlin.


Conclusion : Berlin, c'est (vraiment) bien, on peut y faire de la poésie bucolique. Pour un peu, j'ajouterais (attention parenthèse familiale) : "comme la campagne est vaste"...









16/05/2008

Immer wieder Mai


J'hésite toujours quand on me demande depuis combien de temps je suis là. Je dis 6 mois et ca en fait 3 de plus, et nous sommes déjà en mai, et le printemps, cette fois, est vraiment arrivé. Sur ma rive, le petit pont est devenu un bar à ciel ouvert, c'est vrai que les terrasses sont bondées..

Je n'ai (presque) rien vu du 1er mai, puisque j'ai enfin trouvé un (vrai) job où l'on travaille aussi les jours fériés. Je passe de nouveau mes journées au téléphone, ce n'est pas vraiment ce que je voulais faire à Berlin, mais après avoir tenté de vivre sans argent, il a bien fallu que je me rende compte que ce n'est pas possible. Pour l'instant, je mets donc les activités non-rénumérées de côté... Bref, je prends le train pour Potsdam tous les jours et je n'ai toujours pas vu le Schloss Sans-souci! D'ailleurs je déteste Potsdam, qui fait petite ville bourgeoise (et moche) et me donne envie de sauter dans le Regional bahn pour être à Berlin le plus vite possible...

Là où je travaille, nous sommes peut-être 150 de toutes les nationalités ou presque, et je suis étonnée à chaque fois d'entendre le pourquoi du comment de la venue à Berlin. Mais en ce moment, on a vraiment l'impression, avec le soleil, avec les parcs du week-end, avec les odeurs de barbecue et les biergarten les pieds dans le sable, que c'est la ville idéale. Peut-être bien...

Au "Docteur Pong", à Prenzlauerberg, je m'attendais, après en avoir beaucoup entendu parler, à trouver un bar. C'est simplement une grande pièce avec une table de ping pong au milieu, et on peut s'assoir sur les fauteuils alt-modisch pendant deux heures sans rien commander. C'est drôle de continuer à avoir ces bouffées d'atmosphère typiquement berlinoise, de retrouver quelque chose de ce que l'on avait imaginé.

Dans la Rigaerstrasse, un Hausprojekt a ouvert ses portes récemment, alors que dans la Schreiner une autre maison se vide. Une sorte de salon de thé, où a lieu ce week-end des soirées bretonnes, avec galettes et fest-noz. Même si en se baladant dans Friedrichshain, on ne peut pas ne pas remarquer que la tendance est au ravalement de facade plutôt qu'aux nouveaux lieux autogérés, c'est toujours possible. Et peut-être que c'est ca le plus important.

Allo, oui, j'écoute.

27/03/2008

Ehrlich gesagt


Mardi après-midi, à Prenzlauerberg, le soleil brille. Mercredi matin, à Potsdam, les flocons de neige s'allient au vent glacial. Mon moral est comme le temps berlinois de ce mois de mars : en dents de scie.


Les perspectives de travail et donc d'argent paraissent toujours nombreuses, aucune ne donne finalement grand chose. J'ai envie d'être occupée, j'ai aussi envie de déménager. Je voudrais participer pleinement, ne plus me sentir en transition entre passage et installation. Sept mois après mon arrivée, tout reste encore à faire, une facon de vivre à imaginer.


Je voudrais une terrasse au soleil et une grande maison pleine de monde, je voudrais des projets et des idées. Berlin me donne envie de lire, d'apprendre, de découvrir encore. Et d'écrire.


A quand le printemps et l'éclosion?

10/03/2008

Une histoire berlinoise


Il était une fois une grande maison colorée, qui ouvrait sur une cour encombrée, qui donnait sur une autre grande maison occupée par des ateliers. Il était une fois un petit monde fourmillant et complexe, hétérogène et uni, francais autant qu'allemand, qui y avait installé un bar ouvert le jour des enfants. Il était une fois l'endroit où s'ouvrirent pour moi les portes de Berlin. Il était une fois un Hausprojekt comme tant d'autres, dans une rue dont toutes les maisons étaient autrefois aussi colorées et animées que celle-ci. Il était une fois une maison dans une certaine rue de Friedrichshain qui s'accrochait à un rêve devenu anachronique, qui voyait repeindre et rénover autour d'elle mais qui ne voulait pas se laisser impressionner par la montée des prix dans un quartier devenu "hype" et bobo. Il était une fois un endroit qui fêtait ses dix ans mais aussi sa fin. Il était une fois cette maison qui signe la fin d'une époque que je n'ai connue que quelques mois.. Berlin, la ville où l'on arrive toujours trop tard.